25/05/2014 19:08 par primumviveredeindephilosophari
25/05/2014 19:21 par primumviveredeindephilosophari
Il existe une dépendance obligée: je dépends de mon boulanger, de mon laitier: je dépends de celui qui m'attache mes souliers, comme de mon professeur qui enseigne la philosophie. Cela permet à chacun de trouver sa place tout en visant l'interêt collectif. Notre société est ainsi organisée avec son partage des taches.
Mais la dépendance psychologique ou émotionnelle apparait tout autre. Elle génère une tension. La peur de perdre, la peur de blesser, la peur d'être repoussé par l'ami, ou plutôt par celui dont je dépends, est effectivement un poison dangereux. Il instrumentalise l'autre, le réduit au rang de moyen pour combler un vide, moyen pour combler ma solitude. On s'accroche, on rampe vers l'autre pour se fuir soi-même.
Alexandre Jollien, Eloge de la faiblesse, Extrait.
25/05/2014 19:08 par primumviveredeindephilosophari
23/05/2014 10:59 par primumviveredeindephilosophari
Sir Lawrence Alma-Tadema, Expectations, 1885.
23/05/2014 10:58 par primumviveredeindephilosophari
A perte de vue
Regarde
Si les rives t'établissent
Ton fleuve coule à la mer
Plus d'un être te secourt
Tu parcours plus d'un songe
Tu jalonnes le plus proche
Tu t'abreuves au plus loin
A perte de vue
Déchiffre
Enracine la durée
Dans le vif de l'instant.
Andrée Chedid.
23/05/2014 10:53 par primumviveredeindephilosophari
23/05/2014 10:52 par primumviveredeindephilosophari
23/05/2014 10:52 par primumviveredeindephilosophari
23/05/2014 10:52 par primumviveredeindephilosophari
23/05/2014 10:51 par primumviveredeindephilosophari
23/05/2014 10:50 par primumviveredeindephilosophari
Il meurt lentement
Celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n'écoute pas de musique,
Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
Celui qui détruit son amour-propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l'habitude
Refaisant tous les jours les mêmes chemins,
Celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
De ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu
Il meurt lentement
Celui qui évite la passion
Et son tourbillon d'émotions
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
Et réparent les coeurs blessés
Il meurt lentement
Celui qui ne change pas de cap
Lorsqu'il est malheureux
Au travail ou en amour,
Celui qui ne prend pas de risques
Pour réaliser ses rêves,
Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
N'a fui les conseils censés.
Vis maintenant!
Risque-toi aujourd'hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d'être heureux!
~
Muere lentamente quien no viaja,
Quien no lee,
Quien no oye mùsica
Quien no encuentra gracia en sì mismo
Muere lentamente
Quien destruye su amor propio,
Quien no se deja ayudar.
Muere lentamente
Quien se transforma en esclavo del hàbito
Repitiendo todos los dìas los mismos trayectos,
Quien no cambia de marca,
No se atreve a cambiar el color de su vestimenta
O bien no conversa con quien no conoce.
Muere lentamente
Quien evita una pàsion y su remolino de emociones,
Justamente éstas que regresan el brillo a los ojos
Y restauran los corazones destrozados.
Muere lentamente
Quien no gira el volante cuando està infeliz con
Su trabajo, o su amor,
Quien no arriesga lo cierto ni lo incierto para ir
Atràs de un sueño
Quien no se permite, ni siquiera una vez en su vida,
Huir de los consejos sensatos...
Vive hoy!
Arriesga hoy!
Hazlo hoy!
No te dejes morir lentamente!
No te impidas ser feliz!
Pablo Neruda.
