21/11/2015 12:20 par primumviveredeindephilosophari
21/11/2015 12:20 par primumviveredeindephilosophari
21/11/2015 12:20 par primumviveredeindephilosophari
21/11/2015 12:19 par primumviveredeindephilosophari
21/11/2015 12:19 par primumviveredeindephilosophari
Johann Pachelbel, Canon.
20/11/2015 08:34 par primumviveredeindephilosophari
Claude Monet, Wharf of Louvre Paris, 1867.
20/11/2015 08:32 par primumviveredeindephilosophari
Maintenant tu marches dans Paris tout seul parmi la foule
Des troupeaux d'autobus mugissants près de toi roulent
L'angoisse de l'amour te serre le gosier
Comme si tu ne devais jamais plus être aimé
Si tu vivais dans l'ancien temps tu entrerais dans un monastère
Vous avez honte quand vous vous surprenez à dire une prière
Tu te moques de toi et comme le feu de l'Enfer ton rire pétille
Les étincelles de ton rire dorent le fond de ta vie
C'est un tableau pendu dans un sombre musée
Et quelquefois tu vas le regarder de près.
Aujourd'hui tu marches dans Paris les femmes sont ensanglantées .
C'était et je voudrais ne pas m'en souvenir c'était au déclin de la beauté.
Guillaume Apollinaire, Zone, Extrait.
20/11/2015 08:31 par primumviveredeindephilosophari
Camille Pissaro, The avenue de l'opera Paris sunlight winter morning.
20/11/2015 08:30 par primumviveredeindephilosophari
Nous irons plus loin sans avancer jamais
Et de planète en planète
De nébuleuse en nébuleuse
Le don Juan des mille et trois comètes
Même sans bouger de la terre
Cherche les forces neuves
Et prend au sérieux les fantômes
Et tant d'univers s'oublient
Quels sont les grands oublieurs
Qui donc saura nous faire oublier telle ou telle partie du monde
Où est le Christophe Colomb à qui l'on devra l'oubli d'un continent
Perdre
Mais perdre vraiment
Pour laisser place à la trouvaille
Perdre
La vie pour trouver la Victoire.
Guillaume Apollinaire, Toujours.
20/11/2015 08:29 par primumviveredeindephilosophari
Vincent Van Gogh, The roofs of Paris, 1886.
20/11/2015 08:27 par primumviveredeindephilosophari
Je n'ai plus même pitié de moi
Et ne puis exprimer mon tourment de silence
Tous les mots que j'avais à dire se sont changés en étoiles
Et porteur de soleils je brûle au centre de deux nébuleuses.
Guillaume Apollinaire.
