29/11/2015 12:13 par primumviveredeindephilosophari

 

 

 

Je méditais; soudain le jardin se révèle
Et frappe d'un seul jet mon ardente prunelle.
Je le regarde avec un plaisir éclaté;
Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été!
Tout m'émeut, tout me plaît, une extase me noie,
J'avance et je m'arrête; il semble que la joie
Etait sur cet arbuste et saute dans mon coeur!
Je suis pleine d'élan, d'amour, de bonne odeur,
Et l'azur à mon corps mêle si bien sa trame
Qu'il semble brusquement, à mon regard surpris,
Que ce n'est pas ce pré, mais mon oeil qui fleurit
Et que, si je voulais, sous ma paupière close
Je pourrais voir encor le soleil et la rose.
 
 
 
Anna de Noailles, Les Eblouissements, Surprise.


29/11/2015 12:11 par primumviveredeindephilosophari

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29/11/2015 12:10 par primumviveredeindephilosophari

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29/11/2015 12:09 par primumviveredeindephilosophari

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29/11/2015 12:08 par primumviveredeindephilosophari

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29/11/2015 12:07 par primumviveredeindephilosophari

 

 

 

Quand le Soleil du soir parcourt les Tuileries
Et jette l'incendie aux vitres du château,
Je suis la Grande Allée et ses deux pièces d'eau
Tout plongé dans mes rêveries !
 
Et de là, mes amis, c'est un coup d'oeil fort beau
De voir, lorsqu'à l'entour la nuit répand son voile,
Le coucher du soleil, - riche et mouvant tableau,
Encadré dans l'arc de l'Etoile !
 
 
 
 
Gérard de Nerval, Le coucher du soleil.


29/11/2015 12:05 par primumviveredeindephilosophari

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29/11/2015 12:04 par primumviveredeindephilosophari

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