24/12/2015 11:58 par primumviveredeindephilosophari
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24/12/2015 11:57 par primumviveredeindephilosophari
23/12/2015 22:32 par primumviveredeindephilosophari
Francesco Guardi, Grand Canal with the Rialto Bridge, Venice (c. 1780).
23/12/2015 22:31 par primumviveredeindephilosophari
23/12/2015 22:29 par primumviveredeindephilosophari
J’ai vu sur terre d’angéliques manières
De célestes beautés sans autre exemple au monde,
Telles que le souvenir m’en est doux et pénible,
Tout ce que je regarde semble rêves, ombres et fumées:
J’ai vu couler les larmes des deux belles lumières
Qui mille fois envieux ont rendu le soleil.
J’ai entendu des mots mêlés à des soupirs
A mouvoir les montagnes et arrêter les fleuves.
Amour, sagesse, courage, pitié ét douleur
Produisaient en pleurant une harmonie plus douce
Que tout ce qu’on entend d’ordinaire en ce monde;
Le ciel à l’harmonie était si attentif,
Qu’on ne voyait bouger nulle feuille sur les branches:
Tant remplis de douceur étaient l’air et le vent.
~
L' vidi in terra angelici costumi
E celesti bellezze al mondo sole,
Tal che di rimembrar mi giova e dole,
Ché quant'io miro par sogni, ombre e fumi:
E vidi lagrimar que' duo bei lumi
Ch' àn fatto mille volte invidia al sole.
Ed udii sospirando dir parole
Che farian gire i monti e stare i fiumi.
Amor, senno, valor, pietate e doglia
Facean piangendo un più dolce concento
D'ogni altro che nel mondo udir si soglia;
Ed era il cielo a l’armonia sì intento,
Che non si vedea in ramo mover foglia:
Tanta dolcezza avea pien l’aere e’l vento.
Francesco Petrarca (1304-1374), Canzoniere, Sonnet 156.
23/12/2015 22:28 par primumviveredeindephilosophari
Murano glasses.
