08/09/2013 12:18 par primumviveredeindephilosophari

  • 08/09/2013 12:18 par primumviveredeindephilosophari


08/09/2013 12:17 par primumviveredeindephilosophari

Tant la passion m’avait saisi pour cette amante délectable, moi non exempt d’épanchement et d’oscillante lubricité, je devais, ne devais pas mourir en sourdine ou modifié, reconnu des seules paupières de mon amante. Les nuits de nouveauté sauvage avaient retrouvé l’ardente salive communicante, et parfumé son appartenance fiévreuse. Mille précautions altérées me conviaient à la plus voluptueuse chair qui soit.  A nos mains un désir d’outre destin, quelle crainte à nos lèvres demain ?


René Char, L'amante.


08/09/2013 12:16 par primumviveredeindephilosophari

  • 08/09/2013 12:16 par primumviveredeindephilosophari


08/09/2013 12:15 par primumviveredeindephilosophari


 Souvent,
 quand il avançait,
 à tâtons dans sa nuit,
 il a douté, s’est révolté,
 a voulu remonter
 vers la vieille lumière.

 Mais une force le tenait,
 qui lui enjoignait
 de poursuivre,
 de s’aventurer,
 une fois de plus,
 une fois encore,
 au plus épais
 de sa ténèbre.

 Un jour,
 au comble du désespoir,
 vidé de toute force,
 acculé à reconnaître,
 que l’inaccessible se refusait,
 il admit qu’il lui fallait
 renoncer.

 A sa vive surprise,
 sans qu’il eût
 à progresser d’un seul pas,
 il franchit le seuil,
 déboucha dans la lumière.


 Charles Juliet, Souvent, quand il avançait.


08/09/2013 12:14 par primumviveredeindephilosophari

  • 08/09/2013 12:14 par primumviveredeindephilosophari

Camille Claudel.


07/09/2013 12:44 par primumviveredeindephilosophari


LAO TSEU voyageait un jour avec ses disciples. Ils rencontrèrent des bûcherons qui venaient d'abattre tous les arbres d'un bois, à l'exception d'un seul. L'arbre qui avait échappé au massacre était immense, si grand qu'une foule pouvait s'asseoir à son ombre. Lao Tseu envoya ses disciples s'enquérir de la raison du privilège accordé à cet arbre. Les bûcherons expliquèrent qu'il ne valait rien. Il était inutilisable en menuiserie, son tronc et ses branches étant trop noueux. Comme combustible il était également sans intérêt, en brûlant il dégageait une fumée qui irritait les yeux. Voilà pourquoi nul ne se donnait la peine de le couper.

Cela amusa beaucoup Lao Tseu.

- Soyez comme cet arbre, dit-il a ses disciples. Ne cherchez pas les performances exceptionnelles. Si vous êtes utiles, on vous abattra et vous servirez de mobilier dans la maison de quelqu'un d'autre. Si vous êtes beau, on vous achètera comme élément décoratif. Suivez l'exemple de cet arbre. N'ayez aucune utilité particulière. Vous grandirez en paix et un jour des milliers de personnes savoureront l'ombre que vous projetterez...


07/09/2013 12:43 par primumviveredeindephilosophari

  • 07/09/2013 12:43 par primumviveredeindephilosophari


07/09/2013 12:42 par primumviveredeindephilosophari


 Produire et faire croître,
 Produire sans s'approprier,
 Agir sans rien attendre,
 Guider sans contraindre
 c'est la vertu suprême.


 Lao-tseu,Tao-te king.


07/09/2013 12:41 par primumviveredeindephilosophari

  • 07/09/2013 12:41 par primumviveredeindephilosophari


07/09/2013 12:40 par primumviveredeindephilosophari

 Se connaître soi-même, c'est s'oublier . S'oublier soi-même, c'est s'ouvrir à toutes choses


 Dogen.