15/10/2013 22:30 par primumviveredeindephilosophari


Le Sphinx


Au grand egyptologue Maspéro

 


Enfoui dans le sable et rongé par le temps,
Sur l'éternel granit formidable il s'élève...
Il contemple ce Nil depuis cinq mille ans,
Sans qu'un oeil n'ait saisi sa pensée et son rêve.


Du désert immobile il se tient sur la grève,
Il symbolise à tous la morne immensité,
La nature marâtre et dont l'oeuvre s'achève
Au sein de la lumière et de la vérité.


Lorsque l'âpre simoun d'un tourbillon soulève
De son brûlant soupir le terrible concert,
De ces échos géants qui peuplent le désert,


Et s'élance sur lui... rien ne trouble son rêve:
Il reste, sous l'azur de toutes nos saisons,
L'impassible gardien des vertes floraisons.

 


Anthologie de la poésie francophone d'Egypte: vingt-huit poètes d'Egypte, Extrait.


15/10/2013 22:28 par primumviveredeindephilosophari

  • 15/10/2013 22:28 par primumviveredeindephilosophari


15/10/2013 22:28 par primumviveredeindephilosophari

  • 15/10/2013 22:28 par primumviveredeindephilosophari


15/10/2013 22:27 par primumviveredeindephilosophari

 Je me souviens

 


 Je me souviens
 D’ombres plus denses que le plomb
 Des regards impassibles
 De rivières fourbues
 De maisons rongées
 De cœurs blanchis
 D’hirondelles torpillées

 Et de cette femme hagarde
 sous l’explosion des armes.

 Je me souviens
 Du tumulte des sèves
 De l’envolée des mots
 De plaines sans discorde
 Des chemins de clémence
 Des regards qui s’éprennent

 Et de ces beaux amants
 sous les feux du désir

 De tout ceci
 De tout cela
 Je me souviens
 Et me souviens.

 

 

 Andrée Chedid.


15/10/2013 22:26 par primumviveredeindephilosophari

  • 15/10/2013 22:26 par primumviveredeindephilosophari


11/10/2013 22:53 par primumviveredeindephilosophari

En salle le 16/10/2013

11/10/2013 22:52 par primumviveredeindephilosophari


11/10/2013 22:49 par primumviveredeindephilosophari

  


11/10/2013 22:48 par primumviveredeindephilosophari

  


11/10/2013 22:47 par primumviveredeindephilosophari