19/10/2013 12:49 par primumviveredeindephilosophari
19/10/2013 12:49 par primumviveredeindephilosophari
19/10/2013 12:48 par primumviveredeindephilosophari
Écrire pour obéir au besoin que j’en ai.
Écrire pour apprendre à écrire. Apprendre à parler.
Écrire pour ne plus avoir peur.
Écrire pour ne pas vivre dans l’ignorance.
Écrire pour panser mes blessures. Ne pas rester prisonnier de ce qui a fracturé mon enfance.
Écrire pour me parcourir, me découvrir. Me révéler à moi-même.
Écrire pour déraciner la haine de soi. Apprendre à m’aimer.
Écrire pour surmonter mes inhibitions, me dégager de mes entraves.
Écrire pour déterrer ma voix.
Écrire pour me clarifier, me mettre en ordre, m’unifier.
Écrire pour épurer mon oeil de ce qui conditionnait sa vision.
Écrire pour conquérir ce qui m’a été donné.
Écrire pour susciter cette mutation qui me fera naître une seconde fois.
Écrire pour devenir toujours plus conscient de ce que je suis, de ce que je vis.
Écrire pour tenter de voir plus loin que mon regard ne porte.
Écrire pour m’employer à devenir meilleur que je ne suis.
Écrire pour faire droit à l’instance morale qui m’habite.
Écrire pour retrouver – par delà la lucidité conquise – une naïveté, une spontanéité, une transparence.
Écrire pour affiner et aiguiser mes perceptions.
Écrire pour savourer ce qui m’est offert. Pour tirer le suc de ce que je vis.
Écrire pour agrandir mon espace intérieur. M’y mouvoir avec toujours plus de liberté.
Écrire pour produire la lumière dont j’ai besoin.
Écrire pour m’inventer, me créer, me faire exister.
Écrire pour soustraire des instants de vie à l’érosion du temps.
Écrire pour devenir plus fluide. Pour apprendre à mourir au terme de chaque instant. Pour faire que la mort devienne une compagne de chaque jour.
Écrire pour donner sens à ma vie. Pour éviter qu’elle ne demeure comme une terre en friche.
Écrire pour affirmer certaines valeurs face aux égarements d’une société malade.
Écrire pour être moins seul. Pour parler à mon semblable. Pour chercher les mots susceptibles de le rejoindre en sa part la plus intime. Des mots qui auront peut-être la chance de le révéler à lui-même. De l’aider à se connaître et à cheminer.
Écrire pour mieux vivre. Mieux participer à la vie. Apprendre à mieux aimer.
Écrire pour que me soient donnés ces instants de félicité où le temps se fracture, et où, enfoui dans la source, j’accède à la l’intemporel, l’impérissable, le sans-limite.
Charles Juliet, Ecrire est un extrait du texte du même nom, publié dans l’anthologie Il fait un temps de poème.
19/10/2013 12:47 par primumviveredeindephilosophari
Henri de TOULOUSE-LAUTREC.
18/10/2013 19:11 par primumviveredeindephilosophari
18/10/2013 19:10 par primumviveredeindephilosophari
Aimeriez vous sauver le monde de la dégradation et de la destruction qui semble être sa destination? Si oui, éloignez vous des mouvements de masse superficiels et mettez vous tranquillement au travail sur votre propre état de conscience.
Si vous voulez réveiller l'humanité tout entière alors réveillez vous complètement.
Si vous voulez éloigner du monde la souffrance alors éliminez tout ce qui est sombre et négatif en vous.
En vérité le plus grand cadeau que vous ayez à donner est celui de votre propre transformation.
Ainsi cherchez un enseignant réalisé intégralement, un phare qui déploie ses lumières et ses qualité de façon magnanime sur ceux qui l'apprécient et ceux qui ne l'apprécient pas.
Coulez vous dans son moule, baignez vous dans son rayonnement nourrissant et refletez le en direction du reste du monde.
Vous atteindrez la compréhension d'une vérité éternelle : un havre paisible existe toujours pour un être méritant.
Lao Tseu.
18/10/2013 19:09 par primumviveredeindephilosophari
18/10/2013 19:08 par primumviveredeindephilosophari
Ce qui meut le monde est l'interaction des différences, leurs attirances et leurs répulsions. La vie est pluralité, la mort est uniformité. En supprimant les différences et les particularités, en éliminant des civilisations et des cultures, le progrès affaiblit la vie et favorise la mort, nous appauvrit et nous mutile. Toute conception du monde qui s'éteint, toute culture qui disparait diminue une possibilité de vie.
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El movimiento que hace andar los mundos esta hecho del juego de las diferencias, sus atracciones y sus repulsiones. La vida es pluralidad. La muerte, uniformidad. Al suprimir las diferencias y peculiaridades, eliminando diferentes civilizaciones y culturas, el progreso debilita la vida y favorece la muerte. El ideal de una única civilización para todos, nos empobrece y mutila. Cada visión del mundo que se extingue, cada cultura que desaparece, disminuye nuestras probabilidades de vida.
Octavio Paz, Une planète et quatre ou cinq mondes, La vie est pluralité.
18/10/2013 15:40 par primumviveredeindephilosophari
18/10/2013 15:39 par primumviveredeindephilosophari
Je n'ai rien à raconter.
Je vis un éternel été
Ni gris, ni bleu, ni mérité
Qui dure depuis tant d'années.
Je n'ai rien à raconter.
Je suis l'arroseur arrosé,
Le cordonnier le plus mal chaussé,
Le chien auquel on passe un collier.
Je n'ai rien à raconter
Non plus
Aux autorités.
Je n'en peux plus.
Je suis un cheval fatigué
Qu'on mène à la salle des pas perdus.
Je n'ai rien à raconter.
Tant pis.
A l'humanité,
J'ai rien compris.
Je suis un animal fatigué
Qui traîne la patte, laissez passer.
Je n'ai rien à raconter.
Les faits divers, les nouveautés,
Le Figaro, l'Humanité.
Voyez la personne à côté.
Je n'ai rien à raconter.
J'ai rien voulu, rien demandé.
Je ne suis pas, n'ai pas été
Ni l'inventeur, ni l'inventé.
Gérard Manset, Rien à raconter.
