19/10/2013 18:20 par primumviveredeindephilosophari
20/10/2013 11:04 par primumviveredeindephilosophari
Un petit garçon demande à son père:
"-papa, c est quoi la politique?"
Le père lui répond:
"- tu vois je ramène l'argent à la maison, donc je suis le capitaliste. Ta mère gère les finances, donc elle est le gouvernement.Ton grand-père surveille si tout est en ordre, donc il est le syndicat. Notre femme de ménage,elle, est la classe ouvrière. Nous n'avons tous qu'un seul objectif: ton bien-être. Par conséquent tu es le peuple. Et ton petit frère, qui porte encore des couches, est l'avenir."
Le garçon est pensif et dit qu'il aimerait y réfléchir. Cette nuit là, le petit garçon se réveille car son petit frère a fait dans sa couche et n'arrête pas de crier. Ne sachant pas quoi faire, il va dans la chambre de ses parents.
Sa mère est toute seule dans le lit et dort si profondément qu'il n'arrive pas à la réveiller. Ainsi va-t-il dans la chambre de la femme de ménage, ou le père est en train de se faire plaisir avec cette dernière, pendant que le grand-père observe le tout discrètement par la fenêtre !!! Tous sont tellement occupés qu'ils ne remarquent pas la présence du petit garçon. Celui-ci décide alors, malgré lui, de retourner dormir. Le lendemain matin, le père demande alors à son fils s'il peut expliquer avec ses propres mots ce qu'est la politique.
"-oui!", lui répond ce dernier."Le capitalisme baise la classe ouvrière, le syndicat ne fait que regarder; pendant ce temps le gouvernement dort, on ne fait qu'ignorer le peuple, et l'avenir est dans la merde !!! ...c est ça la politique! "
20/10/2013 11:04 par primumviveredeindephilosophari
20/10/2013 11:03 par primumviveredeindephilosophari
Le berger...
Un berger faisait paître son troupeau au fin fond d'une campagne quand,d'un nuage de poussière, surgit une rutilante Range Rover venant dans sa direction.
Le chauffeur, un jeune homme dans un complet Armani, chaussures Gucci, verres fumés Ray Ban et cravate Hermès, se penche par la fenêtre et demande au berger :
- Si je peux vous dire exactement combien de moutons il y a dans votre troupeau, m'en donnerez-vous un ?
Le berger regarde le jeune homme, puis son troupeau broutant paisiblement et répond simplement :
- Certainement.
L'homme gare sa voiture, ouvre son ordinateur portable, le branche à son téléphone cellulaire, navigue sur Internet vers la page de la NASA, communique avec un système de navigation par satellite, balaie la région, ouvre une base de données et quelque trente fichiers Excel aux formules complexes ; finalement, il sort un rapport détaillé d'une dizaine de pages de son imprimante miniaturisée et s'adresse au berger en disant :
- Vous avez exactement 1 586 moutons dans votre troupeau.
- C'est exact, dit le berger. Et comme nous l'avions convenu, prenez-en un.
Il regarde le jeune homme faire son choix et expédier sa prise à l'arrière de son véhicule, puis il ajoute :
- Si je devine avec précision ce que vous faites comme métier, me rendrez-vous mon mouton ?
- Pourquoi pas ? répondit l'autre.
- Vous êtes énarque et vous faites des AUDITS , dit le berger.
- Vous avez parfaitement raison, comment avez-vous deviné ?
- C'est facile. Vous débarquez ici alors que personne ne vous l'a demandé, vous voulez être payé pour avoir répondu à une question dont je connais la réponse et, manifestement, vous ne connaissez absolument rien à mon métier.
Maintenant, rendez-moi mon chien.
C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains ont l'air brillant avant d'avoir l'air con.
19/10/2013 18:20 par primumviveredeindephilosophari
19/10/2013 18:19 par primumviveredeindephilosophari
(…) J’avais toujours cru que mourir d’amour n’était qu’une licence poétique. Cette après-midi là, de retour à la maison sans le chat et sans elle, j’ai constaté qu’il était possible de mourir, et surtout que moi, vieux et seul comme je l’étais, j’étais bel et bien en train de mourir d’amour. Mais je me suis aperçu que le contraire était tout aussi vrai : pour rien au monde je n’aurais renoncé aux délices de mon chagrin. (...)
~
Grâce à elle, j'ai affronté pour la première fois mon être véritable, tandis que s'écoulait ma quatre-vingt-dixième année. J'ai découvert que mon besoin obsessionnel de savoir que chaque chose est à sa place, chaque affaire traitée en son temps, chaque mot conforme à un style, n'était pas la juste récompense d'un esprit méthodique mais au contraire un système de simulation inventé pour cacher mon naturel désordonné.J'ai découvert que ma discipline nest pas une vertu mais une réaction contre ma négligence ; que ma générosité apparente cache ma mesquinerie, que je suis trop prudent parce que je suis mal-pensant, conciliateur pour ne pas succomber à mes colères rentrées, ponctuel pour qu'on ne sache pas à quel point le temps des autres m'est indifférent. Enfin, j'ai découvert que l'amour n'est pas une inclination de l'âme, mais un signe du zodiaque.
Gabriel Garcia Marquez, Mémoire de mes putains tristes, Extraits.
19/10/2013 18:18 par primumviveredeindephilosophari
Gerald Dareau, Mademoiselle torse nu.
19/10/2013 18:16 par primumviveredeindephilosophari
Chantez, chantez encor, rêveurs mélancoliques,
Vos doucereux amours et vos beautés mystiques
Qui baissent les deux yeux ;
Des paroles du coeur vantez-nous la puissance,
Et la virginité des robes d’innocence,
Et les premiers aveux.
Ce qu’il me faut à moi, c’est la brutale orgie,
La brune courtisane à la lèvre rougie
Qui se pâme et se tord ;
Qui s’enlace à vos bras, dans sa fougueuse ivresse,
Qui laisse ses cheveux se dérouler en tresse,
Vous étreint et vous mord !
C’est une femme ardente autant qu’une Espagnole,
Dont les transports d’amour rendent la tête folle
Et font craquer le lit ;
C’est une passion forte comme une fièvre,
Une lèvre de feu qui s’attache à ma lèvre
Pendant toute une nuit !
C’est une cuisse blanche à la mienne enlacée,
Une lèvre de feu d’où jaillit la pensée ;
Ce sont surtout deux seins
Fruits d’amour arrondis par une main divine,
Qui tous deux à la fois vibrent sur la poitrine,
Qu’on prend à pleines mains !
Eh bien ! venez encor me vanter vos pucelles
Avec leurs regards froids, avec leurs tailles frêles,
Frêles comme un roseau ;
Qui n’osent du doigt vous toucher, ni rien dire,
Qui n’osent regarder et craignent de sourire,
Ne boivent que de l’eau !
Non ! vous ne valez pas, ô tendre jeune fille
Au teint frais et si pur caché sous la mantille,
Et dans le blanc satin
Les femmes du grand ton. En tout tant que vous êtes,
Non ! vous ne valez pas, ô mes femmes honnêtes
Un amour de catin !
Alfred de Musset, Ce qu'il me faut.
19/10/2013 13:10 par primumviveredeindephilosophari
19/10/2013 12:51 par primumviveredeindephilosophari
Théodore Géricault.
19/10/2013 12:50 par primumviveredeindephilosophari
Qui suis-je ?
D’où je viens ?
Je suis Antonin Artaud
et que je le dise
comme je sais le dire
immédiatement
vous verrez mon corps actuel
voler en éclats
et se ramasser
sous dix mille aspects
notoires
un corps neuf
où vous ne pourrez
plus jamais m’oublier.
Antonin Artaud, Le Théâtre de la cruauté, dans Œuvres complètes, tome XIII, Gallimard.
