09/11/2013 13:35 par primumviveredeindephilosophari
10/11/2013 12:08 par primumviveredeindephilosophari
L’univers
Est petit et étroit
Mais toi
Tu en es l’âme
C’est pourquoi
Mon regard
Se perd au loin
Et je salue
Tout arbre
Comme un ami
Et j’adore
De l’univers
L’immensité
Et l’infinité.
Bijan Jalâli.
09/11/2013 23:18 par primumviveredeindephilosophari
09/11/2013 23:17 par primumviveredeindephilosophari
09/11/2013 23:17 par primumviveredeindephilosophari
09/11/2013 13:35 par primumviveredeindephilosophari
09/11/2013 13:35 par primumviveredeindephilosophari
Nunca perseguí la gloria
ni dejar en la memoria
de los hombres mi canción;
yo amo los mundos sutiles,
ingrávidos y gentiles
como pompas de jabón.
Me gusta verlos pintarse
de sol y grana, volar
bajo el cielo azul, temblar
súbitamente y quebrarse.
En preguntar lo que sabes
el tiempo no has de perder..
Y a preguntas sin respuesta
¿quién te podrá responder?
Cantad conmigo en coro: Saber, nada sabemos,
de arcano mar vinimos, a ignota mar iremos...
Y entre los dos misterios está el enigma grave;
tres arcas cierra una desconocida llave.
La luz nada ilumina y el sabio nada enseña.
¿Qué dice la palabra? ¿Qué el agua de la peña?
Caminante, son tus huellas
el camino, y nada más;
caminante, no hay camino,
se hace camino al andar.
Al andar se hace camino,
y al volver la vista atrás
se ve la senda que nunca
se ha de volver a pisar.
Caminante, no hay camino,
sino estelas en la mar.
Todo pasa y todo queda;
pero lo nuestro es pasar,
pasar haciendo caminos,
caminos sobre la mar.
~
Jamais je n'ai cherché la gloire
Ni voulu dans la mémoire
des hommes
Laisser mes chansons
Mais j'aime les mondes subtiles
Aériens et délicats
Comme des bulles de savon.
J'aime les voir s'envoler,
Se colorer de soleil et de pourpre,
Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,
Puis éclater.
A demander ce que tu sais
Tu ne dois pas perdre ton temps
Et à des questions sans réponse
Qui donc pourrait te répondre?
Chantez en coeur avec moi:
Savoir? Nous ne savons rien
Venus d'une mer de mystère
Vers une mer inconnue nous allons
Et entre les deux mystères
Règne la grave énigme
Une clef inconnue ferme les trois coffres
Le savant n'enseigne rien, lumière n'éclaire pas
Que disent les mots?
Et que dit l'eau du rocher?
Voyageur, le chemin
C'est les traces de tes pas
C'est tout; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.
Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer.
Antonio Machado, Proverbios y cantares, Extraits.
09/11/2013 13:34 par primumviveredeindephilosophari
09/11/2013 13:33 par primumviveredeindephilosophari
J’aime la mansuétude
J’aime la mansuétude et lorsque j’entre
sur le seuil d’une solitude
j’ouvre les yeux et les remplis
de la douceur de sa paix.
J’aime la mansuétude par-dessus toutes
les choses de ce monde.
Je trouve dans la quiétude des choses
un chant immense et muet.
Et tournant les yeux vers le ciel
je trouve dans les tremblements des nuages,
dans l’oiseau qui passe et le vent
la grande douceur de la mansuétude.
Pablo Neruda.
09/11/2013 13:32 par primumviveredeindephilosophari
06/11/2013 21:48 par primumviveredeindephilosophari
