24/11/2013 12:34 par primumviveredeindephilosophari
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24/11/2013 12:33 par primumviveredeindephilosophari
24/11/2013 12:32 par primumviveredeindephilosophari
"C'est à l'artiste de proclamer sa foi dans le Oui éternel, de dire:"Je crois en un idéal qui plane sur toute la terre, qui la pénètre toute entière... en un idéal de Paradis qui n'est pas le produit de l'imagination, mais l'ultime réalité où toutes choses résident et se meuvent. Je crois que cette vision du paradis s'aperçoit dans la lumière du soleil, dans la verdure de la terre, dans la beauté de la figure humaine, dans l'illumination de la vie humaine, et même dans des objets en apparence insignifiants et sans attraits. Partout sur cette terre, l'esprit du Paradis veille et fait entendre sa voix. Il atteint notre oreille intérieure sans que nous le sachions, il donne le ton à notre harpe de vie, dont la musique envoie notre aspiration au-delà du fini, non seulement en prières et en espérances, mais en temples qui sont des flammes de pierre, en peintures qui sont des rêves immortalisés, en danse qui est méditation extatique au centre immobile du mouvement."
Rabindranath Tagore, Extrait de "Le sens de l'art"
24/11/2013 12:31 par primumviveredeindephilosophari
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24/11/2013 12:29 par primumviveredeindephilosophari
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La Corbeille de Fruits
Toujours, tu te tiens solitaire par delà les ondes de mes chants.
Les vagues de mes harmonies baignent tes pieds,
mais je ne sais comment les atteindre.
Et ce que je joue pour toi est une musique trop lointaine.
C'est la douleur de la séparation qui s'est faite mélodie : elle chante par ma flûte.
Et j'attends l'heure où ta barque traversera l'eau jusqu'à mon rivage,
et où tu prendras ma flûte dans tes mains.
Écoute, mon coeur ; dans cette flûte chante
la musique du parfum des fleurs sauvages,
des feuilles étincelantes et de l'eau qui brille;
La musique d'ombres sonores, d'un bruit d'ailes
et d'abeilles.
La flûte a ravi son sourire des lèvres
de mon ami et le répand sur sa vie.
Cet amour entre nous n'est point un simple
badinage, mon aimé.
Encore et encore les nuits rugissantes
des tempêtes se sont abattues sur moi,
éteignant ma lumière ;
des doutes noirs se sont amassés, effaçant toutes les étoiles de mon ciel.
Encore et encore les digues ont été rompues, laissant les flots balayer mes moissons,
et les plaintes et le désespoir ont déchiré mon ciel de part en part.
Et j'ai appris que dans votre amour,
il y a des coups douloureux, mais jamais
l'apathie glacée de la mort.
Rabindranath Tagore
