31/12/2013 11:55 par primumviveredeindephilosophari
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31/12/2013 11:54 par primumviveredeindephilosophari
A Constantinople, le héros parvient au terme de son voyage et de sa formation, il abandonne définitivement la théorie de l'optimisme défendue par Pangloss car le bonheur n'est pas une idée mais une conquête quotidienne, c'est la leçon que lui donne son ultime modèle, un vieillard inconnu qui a réussi à recréer un paradis sur terre sous la forme d'un jardin; après cette visite, la règle de vie de Candide sera "Il faut cultiver notre jardin".
Pendant cette conversation, la nouvelle s'était répandue qu'on venait d'étrangler à Constantinople deux vizirs du banc et le muphti, et qu'on avait empalé plusieurs de leurs amis. Cette catastrophe faisait partout un grand bruit pendant quelques heures. Pangloss, Candide et Martin, en retournant à la petite métairie, rencontrèrent un bon vieillard qui prenait le frais à sa porte sous un berceau d'orangers. Pangloss, qui était aussi curieux que raisonneur, lui demanda comment se nommait le muphti qu'on venait d'étrangler. "Je n'en sais rien, répondit le bonhomme, et je n'ai jamais su le nom d'aucun muphti ni d'aucun vizir. J'ignore absolument l'aventure dont vous me parlez; je présume qu'en général ceux qui se mêlent des affaires publiques périssent quelquefois misérablement, et qu'ils le méritent; mais je ne m'informe jamais de ce qu'on fait à Constantinople; je me contente d'y envoyer vendre les fruits du jardin que je cultive." Ayant dit ces mots, il fit entrer les étrangers dans sa maison: ses deux filles et ses deux fils leur présentèrent plusieurs sortes de sorbets qu'ils faisaient eux-mêmes, du kaïmac piqué d'écorces de cédrat confit, des oranges, des citrons, des limons, des ananas, des pistaches, du café de Moka qui n'était point mêlé avec le mauvais café de Batavia et des îles. Après quoi les deux filles de ce bon musulman parfumèrent les barbes de Candide, de Pangloss et de Martin.
"Vous devez avoir, dit Candide au Turc, une vaste et magnifique terre? -Je n'ai que vingt arpents, répondit le Turc; je les cultive avec mes enfants; le travail éloigne de nous trois grands maux: l'ennui, le vice et le besoin."
Voltaire, Candide, Extrait, 1759.
31/12/2013 11:18 par primumviveredeindephilosophari
31/12/2013 11:18 par primumviveredeindephilosophari
31/12/2013 11:17 par primumviveredeindephilosophari
31/12/2013 11:13 par primumviveredeindephilosophari
Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,
Je me suis promené dans le petit jardin Qu'éclairait doucement le soleil du matin, Pailletant chaque fleur d'une humide étincelle.
Rien n'a changé. J'ai tout revu: l'humble tonnelle
De vigne folle avec les chaises de rotin... Le jet d'eau fait toujours son murmure argentin Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle
Les roses comme avant palpitent; comme avant,
Les grands lys orgueilleux se balancent au vent, Chaque alouette qui va et vient m'est connue.Même j'ai retrouvé debout la Velléda,
Dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue, Grêle, parmi l'odeur fade du réséda.Paul Verlaine, Poèmes Saturniens, Après trois ans, 1866.
31/12/2013 11:02 par primumviveredeindephilosophari
Odilon Redon, Carnations and baby's breath in a green pitcher.
30/12/2013 12:32 par primumviveredeindephilosophari
30/12/2013 12:32 par primumviveredeindephilosophari
Quand j'entends discourir des cons au restaurant, je suis affligé mais je me console en songeant qu'ils pourraient être à ma table.
Frederic Dard.
