18/01/2014 11:46 par primumviveredeindephilosophari

  • 18/01/2014 11:46 par primumviveredeindephilosophari


18/01/2014 11:46 par primumviveredeindephilosophari

  • 18/01/2014 11:46 par primumviveredeindephilosophari


16/01/2014 19:34 par primumviveredeindephilosophari


16/01/2014 19:32 par primumviveredeindephilosophari

  • 16/01/2014 19:32 par primumviveredeindephilosophari

Martin Rico y Ortega.


16/01/2014 19:31 par primumviveredeindephilosophari

 

Me concentrer, me concentrer

Au point d'entendre en moi mon centre ultime,

Le centre qui atteint mon moi

Le plus lointain,

Celui qui me fond dans le tout!

 

 

~

 

 

Concentrarme, concentrarme

Hasta oirme el centro ultimo,

El centro que va a mi yo,

Mas lejano,

El que me sume en el todo!

 

 

Juan Ramon Jimenez, poésie en vers, Extrait.

 


16/01/2014 19:25 par primumviveredeindephilosophari

  • 16/01/2014 19:25 par primumviveredeindephilosophari

Joaquin Sorolla y Bastida, Niña en la playa.


16/01/2014 19:24 par primumviveredeindephilosophari

Fille brune, fille agile, le soleil qui fait les fruits,

Qui alourdit les blés et tourmente les algues,

A fait ton corps joyeux et tes yeux lumineux

Et ta bouche qui a le sourire de l'eau.

 

Noir, anxieux, un soleil s'est enroulé aux fils

De ta crinière noire, et toi tu étires les bras.

Et tu joues avec lui comme avec un ruisseau,

Qui laisse dans tes yeux deux sombres eaux dormantes.

 

Fille brune, fille agile, rien ne me rapproche de toi.

Tout m'éloigne de toi, comme du plein midi.

Tu es la délirante enfance de l'abeille,

La force de l'épi, l'ivresse de la vague.

 

Mon coeur sombre pourtant te cherche,

J'aime ton corps joyeux et ta voix libre et mince.

Ô mon papillon brun, doux et définitif,

Tu es blés et soleil, eau et coquelicot.

 

 

~

 

 

Niña morena y agil, el sol que hace las frutas,

El que cuaja los trigos, el que tuerce las algas,

Hizo tu cuerpo alegre, tus luminosos ojos

Y tu boca que tiene la sonrisa del agua.

 

Un sol negro y ansioso se te arrolla en las hebras

De la negra melena, cuando estiras los brazos.

Tu juegas con el sol como con un estero

Y el te deja en los ojos dos oscuros remansos.

 

Niña morena y agil, nada hacia ti me acerca.

Todo de ti me aleja, como del mediodia.

Eres la delirante juventud de la abeja,

La embriaguez de la ola, la fuerza de la espiga.

 

Mi corazon sombrio te busca, sin embargo,

Y amo tu cuerpo alegre, tu voz suelta y delgada.

Mariposa morena dulce y definitiva

Como el trigal y el sol, la amapola y el agua.

 

 

Pablo Neruda.

 

 


16/01/2014 18:59 par primumviveredeindephilosophari

  • 16/01/2014 18:59 par primumviveredeindephilosophari

Soledad Fernandez, Desnudo con manton.


16/01/2014 18:58 par primumviveredeindephilosophari

 

Un jour le monde devint silencieux;

Les arbres, là-haut, étaient profonds et majestueux,

Et nous sentions sous notre peau

Le mouvement de la terre.

 

Tes mains furent douces dans les miennes

Et j'ai senti en même temps la gravité et la lumière,

Et que tu vivais dans mon coeur.

 

Tout était vérité sous les arbres,

Tout était vérité. Je comprenais

Toutes choses comme on comprend

Un fruit avec la bouche, une lumière avec les yeux.

 

 

Antonio Gamoneda.


16/01/2014 18:52 par primumviveredeindephilosophari

  • 16/01/2014 18:52 par primumviveredeindephilosophari

Salvador Dali, Female nude.