20/02/2014 19:28 par primumviveredeindephilosophari
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20/02/2014 19:27 par primumviveredeindephilosophari
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Quoi, sort-il tant de feux, de rayons, de lumières,
D'un si froid, si grossier, et si noir élément?
Et tant d'astres naissants dans ces sombres carrières
Font-il donc de la terre un second firmament?
Minéraux eclatants, terrestres luminaires,
Dont la tête des rois brille superbement,
Je ne vous puis compter que pour des biens vulgaires,
Et pour moi votre eclat n'est qu'un faible ornement.
Invisible soleil, qui donnas l'être au monde,
Viens former dans mon coeur, par ta vertu féconde,
Pour célestes joyaux, l'espérance et la foi.
Mais que, cessant un jour d'espérer et de croire,
J'obtienne dans ton ciel, et possède avec toi
La couronne sans prix des rayons de ta gloire.
Laurent Drelincourt, Sur les pierres précieuses.
20/02/2014 19:15 par primumviveredeindephilosophari
20/02/2014 19:15 par primumviveredeindephilosophari
20/02/2014 19:15 par primumviveredeindephilosophari
20/02/2014 19:15 par primumviveredeindephilosophari
20/02/2014 19:14 par primumviveredeindephilosophari
17/02/2014 19:04 par primumviveredeindephilosophari
17/02/2014 19:03 par primumviveredeindephilosophari
[...]
D'une certaine façon, il n'y a que par la solitude extrême qu'on atteint cette vérité, au centre de soi-même. Il faut refuser, tout le temps, avec beaucoup d'obstination, beaucoup de vigilance, tout ce qui détourne de soi-même, ce qui corrompt, ce qui assujettit. Mais ce n'est pas contre les autres qu'il faut lutter. C'est contre cette habitude que l'on a quelquefois de soi-même, qui vous use et vous affaiblit, qui vous illusionne et vous rend repu.
Les jouissances et le profit ne vous dégradent pas par leur grossièreté, mais parce qu'ils vous limitent à vos seuls désirs, et font de vous l'objet de vos objets.
[...]
J.M.G Le Clézio, L'inconnu sur la terre, Extrait.
