06/03/2014 19:14 par primumviveredeindephilosophari

 

 

N'aspire pas, ô mon âme, à la vie éternelle, mais épuise le champ du possible.

 

 

Pindare.


06/03/2014 19:12 par primumviveredeindephilosophari

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06/03/2014 19:11 par primumviveredeindephilosophari

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06/03/2014 19:11 par primumviveredeindephilosophari

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06/03/2014 19:10 par primumviveredeindephilosophari

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06/03/2014 19:09 par primumviveredeindephilosophari

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06/03/2014 19:08 par primumviveredeindephilosophari

 

... Ephémères!

Qu'est l'homme? Que n'est pas l'homme?

L'homme est le rêve

D'une ombre... mais quelquefois, comme

Un rayon descendu d'en haut, la lueur brève

D'une joie embellit sa vie, et il connaît

Quelque douceur...

 

 

 

Pindare, Le sort de l'homme. 


06/03/2014 00:04 par primumviveredeindephilosophari

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05/03/2014 23:58 par primumviveredeindephilosophari

 

L'ombre, comme un parfum, s'exhale des montagnes, et

le silence est tel que l'on croirait mourir. On entendrait, ce soir,

le rayon d'une étoile remonter en tremblant le courant

du zéphyr.

 

Contemple. Sous ton front que tes yeux soient la source qui

charme de reflets ses rives dans sa course... Sur la terre

étoilée surprends le ciel, écoute le chant bleu des étoiles en

la rosée des mousses.

 

Respire, et rends à l'air, fleur de l'air, ton haleine, et que

ton souffle chaud fasse embaumer des fleurs, respire

pieusement en regardant le ciel, et que ton souffle humide

étoile encor les herbes.

 

Laisse nager le ciel entier dans tes yeux sombres, et mêle

ton silence à l'ombre de la terre: si ta vie ne fait pas une

ombre sur son ombre, tes yeux et ta rosée sont les miroirs

des sphères.

 

Sens ton âme monter sur sa tige éternelle: l'émotion

divine, et parvenir aux cieux, suis des yeux ton étoile, ou

ton âme éternelle, entrouvrant sa corolle et parfumant

les cieux.

 

A l'espalier des nuits aux branches invisibles, vois briller

ces fleurs d'ors, espoir de notre vie, vois scintiller sur nous,

- scels d'or des vies futures, -nos étoiles visibles aux

arbres de la nuit.

 

Ecoute ton regard se mêler aux étoiles, leurs reflets se

heurter doucement dans tes yeux, et mêlant ton regard aux

fleurs de ton haleine, laisse éclore à tes yeux des étoiles

nouvelles.

 

Contemple, sois ta chose, laisse penser tes sens, éprends-toi

de toi-même épars dans cette vie. Laisse ordonner le ciel à

tes yeux, sans comprendre, et crée de ton silence la musique

des nuits.

 

 

Paul Fort, Ballades françaises, Hymne dans la nuit.

 


05/03/2014 23:22 par primumviveredeindephilosophari

  • 05/03/2014 23:22 par primumviveredeindephilosophari

St Nicholas Church in Kyloe, Northumberland, England.